Canalblog déconne complètement, je vais finir par
Canalblog déconne complètement, je vais finir par migrèche ailleurs, moi, hier, j'ai écrit un post, un vrai, j'y racontais comment un garçon particulièrement polisson a beaucoup insisité pour que je le strangulasse et je parlais du régime alimentaire de mes chats, je donnais la recette du Klafuti aux cerises, et puis hop, post happé, disparu dans le gros ventre de Canalblog. Enfin bref, ces derniers temps, je me suis isolationné, tout naturellement. Les amis en ego trip, en business trip, ou très occupés à léchouiller des pieds à la tête quelque nouvelle conquête. Et puis je trouvais ce blog inutile, et les choses inutiles deviennent vite encombrantes. Enfin bon, ça m'a passé. L'été a été un désastre microentrepreneurial, et cette microrécession n'a pas été sans incidence sur le moral du ménage, mais tout rentre dans l'ordre. En face on en rajoute une couche, fractures multiples pour ma mère après une nouvelle chute, fauteuil roulant, personne n'ayant été été foutu de diagnostiquer à temps une ostéoporose très avancée, sans malice, ma tante, qui n'a pas la langue dans son cabas bordeaux, me dit "une vraie loque", ça m'attriste. J'ai renoncé à demander des explications au personnel soignant. La vérité, c'est que le personnel soignant n'en a rien à foutre, de ma mère, c'est juste un truc de plus à pousser, laver, nourrir, à gaver de médoc pour qu'elle la ferme, qu'elle dorme enfin, qu'elle cesse de se plaindre. Mutisme du père et de la fratrie, qui devaient venir, qui ne sont pas venus, sans prévenir, cette fois je ne ferai pas le premier pas. Il faudra que j'y aille, bientôt, sombres histoires de tutelle, de papier, de non-solutions à valider.
En juillet, la guerre au Liban m'a scotché devant CNN, M., une vraie copine de longue date, avait vaillamment décidé de rester à Beyrouth après avoir engrangé des provisions volontairement idiotes, des clopes, des bougies parfumées, des tampons, du Bayleys et du chocolat, son habibi n'ayant pas obtenu de visa, et rien n'était prévu pour évacuer les Libanais, on s'en fout pas mal des Libanais dans les chancelleries. Les larmes, la colère, "Ils n'oseront jamais bombarder les quartiers chrétiens". Ils n'ont pas osé, on s'en serait offusqué outre-atlantique, ogives sélectives, l'image de cette église maronite intacte dans un champ de ruine. Mais le résultat est là, les morts, les blessés, des quartiers rasés, récession économique, catastrophe écologique, les barbes crépues légitimées, une guerre pour rien du tout, l'avenir rictus, félicitons Tsahal, George Buisson et Condoléance Riz pour cet incontestable succès stratégique qui revigore enfin l'amitié arabo-israélienne. Et puis, surtout, l'ONU une fois de plus ridiculisée, l'Europe une fois de plus nulllasse, aphone, le droit international une fois de plus foulé au pied, et les JT francais qui parlaient de grand chassé-croisé et de Bison Fûté sur la chaîne francophone internationale.
En juillet, aussi, on a pulvérisé tous les records de chaleur depuis que les relevés existent, 39° à l'ombre, des cigales exogènes, crrr crrr crrr, avaient élu domicile dans notre cour, sans doute acheminées ici, à leur grande stupéfaction, via un cargo du Sud. Donc, les climatologues parlent de worst case scenario, préconisent d'urgence de renforcer les digues, on s'attend à des phénomènes extrêmes, je vis à 100 mètres des digues, je m'en fous, j'habite au premier étage.
Je ne fume toujours pas, ou plutôt, je ne fume plus de nicotine, mais un ersatz de tabac, deux ou trois clopes quotidiennes au plus. Pour l'instant, le résultat est raisonnablement mitigé, je suis acariâtre, cynique, déconcentré, irritable, sans cesse affamé, particulièrement libidineux, j'ai prix 3-4kilos (ca tombe bien, je n'étais pas trop pulpeux), j'ai fait une crise de psoriasis (c'est le dermato indien sérophobe qui me l'a dit après m'avoir ausculté, on ne sait jamais, avec des gants mappa) et j'ai tendance à chercher noise à tout propos. Donc, ces symptômes (irritabilité, etc.) sont censés disparaître au bout de quelques semaines, mes fesses. Ma copine S. (qui n'était déjà pas mince) a pris dix kilos après son sevrage, a sombré dans la dépression, son mec (un imbécile marié) en a profité pour la quitter pour une moins ronde, et j'en passe. Elle a mis des années à s'en remettre. Voilà, et le lobby hygiéniste et anti-tabagisme se garde bien de parler des dangers patents liés au sevrage nicotinesque. D'ailleurs, Allen Carr, dont je parlais dans un post précédent, est atteint d'un cancer au poumon, c'était bien la peine de pérorer, i've been feelling soooooooooo great since I quit smoking sur CNN.
Aujourd'hui, rendez-vous chez mon partenaire thérapeutique et ami, je m'attendais à en revenir avec moult boîtes de pilules aux noms ridicules. J'avais décidé de ne pas en faire un plat si le moment est venu, de ne pas trop flipper regard aux effets secondaires potentiels, soyons sérieux : en temps normal, je tiens tête sans broncher à une demi-douzaine de tequilas, quelque bocks de bière brune, deux paquets de clopes, une, deux ou trois lignes à l'occasion, et j'en passe (et des meilleures, ajout idiomatique). Après un entraînement pareil, nulle raison que ca se passe mal... Eh non, n'a-t-on pas souvent vu rejaillir le feu, etc, à ma grande stupéfaction, 560 CD4 grognasses sur le mauvais papier éjecté par la vieille jet-d'encre bruyante, le double d'il y a 3 mois, printemps immunitaire, mon corps joue au yo-yo avec le virus et ca surpend tout le monde. Je vais recommencer à bloguer cet automne.